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Passer au bureau sans papier en sécurité : numériser et détruire

Passer au bureau sans papier en sécurité : numériser et détruire

Un bureau sans papier paraît bien rangé, mais le passage n'est réussi que lorsque les anciens originaux papier disparaissent aussi en sécurité. Numériser ne veut pas dire que le papier peut aller à la poubelle ou au recyclage. Les documents que vous scannez contiennent souvent des données personnelles. Ceux-ci doivent être détruits de façon confidentielle. Cet article montre comment travailler sans papier en sécurité : numériser, indexer, stocker, puis faire détruire de manière démontrable les originaux numérisés.

Avant de poser un carton sur le scanner, il est utile de savoir où vous en êtes. Pouvez-vous répondre oui à ces questions ?

  • Savez-vous quels documents vous pouvez jeter après numérisation ?
  • Savez-vous quels originaux doivent au contraire rester sur papier ?
  • Vos originaux numérisés sont-ils détruits de façon confidentielle ?
  • Votre stockage numérique est-il bien sécurisé et consultable ?
  • Recevez-vous un certificat pour le papier détruit ?

Si vous hésitez sur l'un de ces points, cet article vous aide à franchir le pas sans risque.

Pourquoi un bureau sans papier ?

Les avantages sont concrets. Vous regagnez de l'espace de rangement, trouvez les documents en quelques secondes plutôt que dans des cartons et accédez à vos dossiers depuis n'importe quel poste. Une archive numérique est aussi plus facile à sécuriser qu'une armoire de classeurs devant laquelle tout le monde passe. Pourtant, le sans-papier n'est pas une fin en soi. Le vrai bénéfice n'apparaît que si le passage se fait avec soin, avec de bonnes numérisations et un traitement sûr du papier que vous laissez. Sinon, vous échangez une archive pleine contre un tas de risques.

Sans papier n'est pas synonyme de jeter le papier

Une idée fausse fréquente est que le sans-papier concerne surtout la numérisation. La numérisation est la moitié du travail. L'autre moitié est ce qu'il advient des originaux. Dès qu'un document est numérisé, le papier devient superflu, mais l'information qu'il porte reste sensible. Une fiche de paie scannée, un dossier client ou une fiche patient continue de contenir des données personnelles, même si la numérisation est déjà en sécurité sur le serveur. Détruire correctement l'original fait donc partie du passage, non comme un détail mais comme l'étape finale.

La méthode en bref

Un passage sûr suit toujours la même ligne : numériser, indexer, stocker et détruire. Vous faites d'abord une bonne numérisation, lui donnez un nom reconnaissable pour la retrouver, la stockez en sécurité puis détruisez l'original si vous le pouvez. Ces quatre étapes forment une chaîne. En sauter une crée un point faible. Une numérisation sans nom est introuvable, un original qui traîne est une fuite. Ci-dessous, nous détaillons chaque étape.

Étape 1 : cartographiez votre flux de papier

Ne commencez pas au scanner mais par un inventaire. Quels types de documents avez-vous, combien sont-ils et lesquels contiennent des données personnelles ? Distinguez l'administration courante, les vieilles archives et les pièces que vous devez de toute façon conserver. Ainsi vous savez à l'avance ce qui doit être numérisé, ce qui peut être détruit aussitôt et ce qui reste sur papier. Cet inventaire évite de tout numériser aveuglément. Une grande partie d'une archive moyenne est en double, expirée ou plus jamais utile.

Étape 2 : numériser avec une qualité suffisante

Une numérisation ne vaut quelque chose que si elle est lisible et complète. Numérisez à une résolution suffisante, en couleur si nécessaire et vérifiez que rien ne manque ni n'est de travers. Travaillez par dossier et gardez l'ordre. Pour qui a beaucoup à numériser, un scanner à documents avec chargeur est plus rapide qu'un scanner à plat. Enregistrez dans un format courant comme le PDF, de préférence consultable grâce à la reconnaissance de texte. Une numérisation illisible vous oblige plus tard à ressortir le papier. Cela ruine tout le passage.

Étape 3 : indexer et rendre consultable

Une archive numérique n'est utile que lorsque vous trouvez vite le bon document. Donnez aux fichiers une structure de nommage fixe, par exemple date, nom du client et type de document. Travaillez avec une arborescence logique ou, mieux encore, avec un système documentaire qui cherche dans le contenu. La reconnaissance de texte rend le contenu d'une numérisation consultable, pour ne plus avoir à feuilleter. Mieux vous indexez, moins vous êtes tenté de garder une copie papier par sécurité.

Étape 4 : stocker en numérique de façon sûre

Le stockage numérique demande le même soin qu'une armoire d'archives fermée. Gardez les numérisations sensibles dans un emplacement sécurisé avec des droits d'accès par collaborateur, pas sur un disque réseau ouvert ni une clé USB isolée. Faites des sauvegardes et chiffrez là où c'est possible. Le RGPD exige des mesures techniques appropriées, y compris pour les documents numérisés. Le sans-papier déplace le risque de l'armoire vers le serveur, donc le serveur doit aussi être en ordre. Une fuite depuis un dossier mal sécurisé est aussi grave qu'une pièce perdue.

Que peut-on jeter après numérisation ?

La plupart de l'administration peut partir après une bonne numérisation. Pensez aux copies de factures, à la correspondance, aux vieux devis, aux notes internes et au gros des pièces du personnel et des clients. La condition est que la numérisation soit complète et lisible et que vous n'ayez plus à conserver l'original sur papier par la loi. Pour l'administration fiscale, une copie numérique suffit dans la plupart des cas, à condition d'être conservée lisible et authentique. Plus sur ce délai dans l'obligation fiscale de conservation de 7 ans.

Quels originaux doivent rester sur papier ?

Un petit groupe de documents se garde mieux comme original. Les actes notariés, certains contrats avec une signature manuscrite, certaines pièces d'actionnaires et les documents qu'une loi ou un contrat exige expressément sur papier. En cas de doute, gardez l'original et numérisez-le aussi. Ce sont des exceptions, pas la règle. De loin la plupart des documents peuvent partir après numérisation. Quels délais s'appliquent par catégorie figure dans l'aide-mémoire des délais de conservation RGPD.

D'abord le délai, puis la destruction

Numériser ne vous libère pas de l'obligation de conservation. Un document encore dans son délai, vous le gardez, sur papier ou en numérique. Ce n'est qu'une fois le délai passé et la numérisation bien stockée que l'original peut partir. Il est sage, lors de la numérisation, de noter aussitôt jusqu'à quelle date une pièce doit être conservée. Ainsi vous savez plus tard exactement quand détruire en sécurité. Qui s'attaque à tout d'un coup combine cela avec un effort plus large de ranger ses vieux documents.

Détruire les originaux numérisés en sécurité

C'est ici que le passage se rassemble vraiment. Le papier qui vous reste après numérisation est un tas de documents sensibles au même endroit. Ce tas est justement attirant pour qui veut nuire. Faites donc détruire ce papier de façon confidentielle à un niveau adapté à la sensibilité. Pour les pièces avec données personnelles, c'est au moins le P-4, pour les numéros et données particulières le P-5. Ainsi l'original disparaît de façon irréversible tandis que la numérisation reste en sécurité. La différence entre numériser, conserver ou détruire est présentée à part.

Pas la poubelle ni le bac de recyclage

La plus grande erreur en passant au sans-papier est que les originaux finissent sans contrôle au recyclage. Un bac à papier ouvert reste des jours dans la rue et est accessible à tous. Un dossier client numérisé posé dessus est une fuite de données en germe. Il en va de même pour la poubelle de bureau ordinaire. Les données personnelles n'ont pas leur place avec les déchets, mais dans un flux fermé et confidentiel. Le RGPD attend que vous protégiez les données jusqu'à leur destruction illisible, pas jusqu'à ce qu'elles soient dans un bac.

Le bon niveau DIN

La norme DIN 66399 définit la finesse du broyage. En vidant une archive, vous choisissez le niveau d'après les pièces les plus sensibles du tas.

NiveauTaille des particulesAdapté à
P-2BandesImprimés généraux sans données
P-4Petites particulesDocuments avec données personnelles
P-5Très petites particulesNuméros de sécurité sociale, données médicales et particulières

Un broyeur de bureau atteint rarement ce niveau pour de grandes quantités. Pour une armoire entière d'originaux numérisés, la destruction professionnelle est plus rapide et plus sûre.

L'enlèvement scellé renforce la chaîne

Un passage sûr se termine par une chaîne fermée. Le papier qui vous reste part scellé et reste protégé jusqu'au broyage. Ainsi, il n'y a aucun moment où un dossier numérisé se retrouve dans la rue ou dans un bac ouvert. Dans un rayon de 20 km autour d'Amsterdam, nous enlevons les documents chez vous, sans frais de déplacement. Partout dans le pays, nous travaillons avec des tournées groupées, pour qu'un prix fixe soit aussi possible hors de la région. Vous connaissez le prix à l'avance, sans guichet d'accueil nécessaire.

Le certificat comme preuve

Après la destruction, vous recevez un certificat de destruction avec la date, la quantité et le niveau. Ce document est votre preuve que les originaux numérisés ont été rendus illisibles. Conservez-le avec votre registre des traitements, pour pouvoir montrer lors d'un contrôle ou d'une fuite que le papier a bien disparu. Ainsi votre archive sans papier n'est pas seulement complète en numérique, mais aussi rangée de manière démontrable. Ce qu'un tel document indique précisément figure dans le certificat de destruction expliqué.

N'oubliez pas les vieux supports de données

Un passage au sans-papier fait souvent aussi remonter de vieux supports de données. Bandes de sauvegarde périmées, disques durs réformés, clés USB pleines de numérisations et anciens téléphones contiennent des données personnelles autant que le papier que vous rangez. Effacer un fichier ou formater un disque ne suffit pas, car les données restent souvent récupérables. Remettez donc ces supports dans le même enlèvement. Ils sont détruits physiquement et les numéros de série figurent sur le certificat, pour que la preuve soit traçable jusqu'au support précis. Vous couvrez ainsi d'un coup tout le flux de données personnelles, sur papier comme en numérique.

Désignez un responsable

Un passage au sans-papier s'enlise si personne ne s'en sent propriétaire. Désignez une personne qui veille sur l'inventaire, tient les délais de conservation et organise l'enlèvement. Consignez dans une courte directive ce qui compte comme confidentiel, à quel niveau vous détruisez et où sont gardées les numérisations et les certificats. Ainsi la numérisation sûre n'est pas une action ponctuelle mais une partie fixe de votre méthode, ce qui réduit le risque et accélère le rangement suivant.

Liste de contrôle pour passer au sans-papier en sécurité

  • Inventoriez quels documents vous avez et ce qu'ils contiennent.
  • Numérisez lisiblement et complètement, par dossier et consultable.
  • Indexez avec une structure de nommage fixe pour tout retrouver.
  • Stockez en sécurité avec des droits d'accès et des sauvegardes.
  • Vérifiez le délai de conservation avant de jeter un original.
  • Détruisez les originaux au bon niveau DIN, pas au recyclage.
  • Conservez le certificat dans votre dossier RGPD.

Sans papier en 5 étapes

  1. Faites un inventaire de votre flux de papier.
  2. Numérisez et indexez ce qui doit être conservé.
  3. Stockez les numérisations en sécurité avec des sauvegardes.
  4. Faites enlever les originaux et détruire au bon niveau.
  5. Archivez le certificat comme preuve.

Erreurs fréquentes

  • Originaux au recyclage. Les pièces numérisées avec données doivent être détruites de façon confidentielle.
  • Numériser sans indexer. Une numérisation introuvable n'est en pratique pas une numérisation.
  • Détruire trop tôt. Vérifiez d'abord si le délai de conservation est passé.
  • Stockage non sécurisé. Un dossier réseau ouvert est une nouvelle fuite.

Combien coûte la destruction du papier ?

Vous payez un prix fixe par carton ou roll conteneur, à partir d'environ 30 euros pour le premier carton. Le certificat est compris. Dans un rayon de 20 km autour d'Amsterdam, nous ne facturons pas de frais de déplacement, et grâce aux tournées groupées un prix fixe est aussi possible dans tout le pays. Un grand rangement ponctuel lors du passage au sans-papier se traite ainsi simplement en une fois. Qui s'y prend avec méthode le combine souvent avec organiser une journée de nettoyage des archives.

Un exemple concret

Un cabinet comptable passe à une archive sans papier. Les dossiers clients sont numérisés par année, stockés de façon consultable et dotés d'un délai de conservation. Les originaux papier dont le délai est passé partent scellés dans un enlèvement et sont détruits au P-5. Le cabinet reçoit un certificat par enlèvement et le consigne dans le registre des traitements. Un an plus tard, un contrôle arrive. En quelques minutes, le cabinet montre que les dossiers sont complets en numérique et que les originaux ont été détruits de manière démontrable, sans tas qui traînent ni risque.

Faire détruire vos originaux numérisés ?

Indiquez ce qu'il vous reste après numérisation et vous obtenez un prix fixe. Nous l'enlevons scellé, le détruisons au bon niveau DIN et vous recevez un certificat comme preuve pour votre dossier RGPD. Pas de frais de déplacement dans un rayon de 20 km autour d'Amsterdam.

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Questions fréquentes

Puis-je jeter le papier après numérisation ?

Beaucoup de documents peuvent partir après une bonne numérisation, mais pas simplement au recyclage. Les originaux contenant des données personnelles doivent être détruits de façon confidentielle. Certains documents doivent au contraire rester sur papier.

Quels originaux dois-je garder sur papier ?

Les actes notariés, certains contrats signés à la main et les documents qu'une loi ou un contrat exige expressément sur papier. Pour la plupart de l'administration, une bonne numérisation lisible suffit.

Comment détruire les originaux numérisés en sécurité ?

Faites enlever le papier scellé et détruire au bon niveau DIN. Vous recevez un certificat de destruction comme preuve pour votre dossier RGPD.

Pourquoi pas simplement au recyclage ?

Un bac à papier ouvert reste des jours dans la rue. Les originaux numérisés avec noms, numéros ou coordonnées bancaires peuvent être emportés par n'importe qui, avec un risque de fraude à l'identité.

Cela vaut-il aussi pour les vieilles clés USB et disques ?

Oui. Le rangement fait souvent remonter de vieux supports de données. Vous pouvez les remettre dans le même enlèvement, avec les numéros de série sur le certificat.

Conclusion

Un bureau sans papier n'est sûr que lorsque le passage est complet. Numérisez lisiblement, indexez pour tout retrouver et stockez en sécurité. Vérifiez le délai de conservation par document et faites détruire les originaux numérisés de façon confidentielle au lieu de les jeter au recyclage. Avec un certificat comme preuve, votre archive est complète en numérique et rangée de manière démontrable. Ainsi le sans-papier apporte de l'espace et de la clarté sans vous laisser une fuite de données en retour.

À lire aussi : commencez par les bases avec ranger ses vieux documents, puis approfondissez avec numériser ses archives puis détruire, le plan de nettoyage des archives étape par étape et numériser, conserver ou détruire.


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